La biguine est une musique et une danse à deux temps créées dans la seconde moitié du 19ème siècle, à Saint-Pierre, alors capitale de la Martinique et l’un des principaux ports de la Caraïbe. Elle va connaître son âge d’or en France continentale, dans les années 20-30 et le succès jusqu’à la moitié des années 60. Ce podcast refait vivre les principaux acteurs du succès de la Biguine, musiciens, chanteurs, danseurs, chefs d’orchestre etc, à travers une suite de portraits. Il recontextualise également l’ambiance et les moeurs de l’époque. Plongez sans attendre dans l’univers de la biguine à Paris !
Faisons d’abord connaissance…Et puis pourquoi un podcast spécifiquement consacré aux Antilles – Guyane françaises? On vous explique tout ça 🙂
Avant de plonger dans une série de portraits d’hommes et de femmes ayant porté haut la biguine, petite mise à niveau expresse sur ce qu’est la biguine.
Le musicien et compositeur martiniquais, Alexandre STELLIO alias Fructueux ALEXANDRE (1885-1939) est LE plus grand des clarinettistes des Antilles-Guyane françaises et LA figure la plus emblématique de la Biguine . Un modèle, dont bon nombre de disciples de la clarinette, cet instrument clé de la musique traditionnelle antillaise, revendiquent l’héritage, encore aujourd’hui.
Maïotte ALMABY ( née le 29 mars 1890 à Toulon et morte le 17 juin 1939 à Paris) est une musicienne, compositrice, cheffe d’orchestre et chanteuse lyrique martiniquaise. C’est la première femme « de couleur » à avoir intégré le Conservatoire de Paris et première antillaise à avoir produit un disque commercial.
Ernest Léardée ( (9 novembre 1896-13 avril 1988) est un multi-instrumentiste, compositeur, chef d’orchestre et homme d’affaires martiniquais. Ancien acolyte de Stellio, le maître absolu de la Biguine, Ernest Léardée incarne le plus, de par sa longue vie pleine de rebondissements, l’essence même du musicien antillais.
Fernande de Virel (31 mars 1881-3 mai 1953) , est une compositrice, parolière, chanteuse, violoniste, pianiste et pédagogue guadeloupéenne. Elle est la mère de la chanteuse Moune de Rivel.
Eugène Delouche est un facteur d’orgues, clarinettiste, saxophoniste, producteur-editeur martiniquais (1909-1975). De tous les musiciens antillais, il est celui qui a le plus marché dans les pas du maître, le légendaire STELLIO, avant de se forger son propre style.
Gardienne du patrimoine musical de Saint-Pierre, ancienne capitale de la Martinique, Leona Gabriel est une chanteuse, auteure-compositrice, animatrice martiniquaise ( 9 juin-1891/11 août 1971). On lui doit, entre autre, les standards que sont les chansons Asi paré ou encore Maladie d’amour, chantée aussi par Henri Salvador.
Félix Valvert, ( 21 avril 1905 – 3 novembre 1995), est un multi-instrumentiste et chef d’orchestre guadeloupéen des plus doués. Il est surnommé « le plus cubain des musiciens antillais » et fait partie de ceux qui seront les plus actifs dans la connection entre les musiciens de toute la caraïbe, exilés en France hexagonale.
Jenny ALPHA (22 avril 1910-8 septembre 2010 ) est une chanteuse, cheffe d’orchestre et comédienne martiniquaise, figure majeure qui a traversé le 20e siècle. Décédée à l’âge de 100 ans, elle est restée active professionnellement jusqu’à la fin, faisant d’elle la doyenne des comédiennes françaises pendant un moment.
Samuel Sabinus Castendet, dit Sam Castendet (30 décembre 1906 – 18 janvier 1993) est un musicien, compositeur et chef d’orchestre martiniquais dont les instruments emblématiques sont la clarinette, la batterie et la contrebasse. C’est lui qui en remplacement de Stellio, a popularisé la biguine à l’Exposition coloniale internationale de 1931.
Les Lungla Sisters sont un duo de danseuses martiniquaises formé de Bérénice, (1897-1976) et Renée ( 1901-1997), contemporaines de Josephine Baker, leur inspiration .
Nelly Lungla, (1903-1984), quant à elle, est la plus jeune de la fratrie, danseuse, chanteuse, auteure de chansons.
Les frères Martial sont une fratrie guadeloupéenne, composée de Tom (1910-1931), Bruno (1912-1984) et Claude (1913-1991). Ils ont failli représenter officiellement la biguine à l’Exposition coloniale de 1931, mais le destin en a décidé autrement. Ils deviendront par contre des musiciens incontournables de la scène traditionnelle et jazz.
Pierre LOUISS (29/06/1908-31/05/1986)est un guitariste, trompettiste, compositeur, chanteur, chef d’orchestre martiniquais, père du grand jazzman Eddy LOUISS, qui débuta avec lui
Moune de Rivel, (07/01/1918 _ 27 /03/ 2014), surnommée « La Grande Dame de la Chanson Créole », est une chanteuse, musicienne, directrice d’école de musique, actrice, productrice, entrepreneure et peintre française originaire de la Guadeloupe.
Issus d’une grande famille de musiciens, Honoré (1910-1990) et Barel COPPET (1920-2009) sont des clarinettistes-saxophonistes, chefs d’orchestre martiniquais, qui ont formé de nombreuses générations de musiciens en Afrique et aux Antilles.
Al Lirvat, né le 12 février 1916 à Pointe-à-Pitre et mort le 30 juin 2007 à Paris, est un musicien guadeloupéen de biguine et de jazz, l’un des meilleurs trombonistes de jazz français de son époque, chef d’orchestre et compositeur hors pair. Il est surtout reconnu pour être le créateur de plusieurs styles de biguines, dont la biguine wabap.
Épouse du fameux tromboniste et chef d’orchestre guadeloupéen Al LIRVAT, Martine ALESSANDRINI ( 14 octobre 1913-31 août 1979), est une chanteuse corse de biguine et plus largement de musiques caribéennes. Ensemble, le couple forme le duo à succès, « Martinales y Alberto ».
Alphonso, de son vrai nom Louis Jean-Alphonse (1905-1981) est né en Martinique. Il est le musicien antillais ayant la plus grande discographie, avec plus d’une centaine de disques 78 tours.
Dans cet épisode, au travers de deux portraits croisés, ceux de Orphélien et de Sosso Pé-en-kin, sont présentés les chansonniers de la biguine, qui sont des griots créoles.
Robert Mavounzy,(02 avril 1917-24 mars 1979) est le plus grand des saxophonistes antillais !
Pionnier du bebop, aussi à l’aise dans le jazz que dans la biguine, il est le co-fondateur de la biguine wabap, avec son comparse de toujours, Al Lirvat.
Stella FELIX (18 mars 1928 -25 janvier 2011) est une chanteuse martiniquaise de musiques traditionnelles et de pop. Longtemps compagne du chef d’orchestre guadeloupéen Felix Valvert, son pygmalion, dont elle s’est émancipé,elle a démontré que beauté et talent étaient possibles.
Gérard La Viny (17 avril 1933-06 octobre 2009), surnommé « L’Ambassadeur des Antilles à Paris », est un Animateur – Chanteur Chansonnier-crooner-Guitariste – Compositeur guadeloupéen. Son nom est à tout jamais associé au légendaire cabaret « La Canne à sucre ».
Cet épisode met à l’honneur quelques figures féminines, musiciennes, chanteuses, danseuses, actrices à l’occasion, personnalités de la nuit antillaise et parisienne…dont on parle moins et qui ont pourtant elles-aussi, fait les beaux jours de la biguine à Paris. Particulièrement Germaine Devarieux, Finotte Attuly, Hélène Brunet, Yanilou, Darling Legitimus,Mlle Armelin,Yaya Sapotille, Jeanne Rosillette.
Cet épisode met à l’honneur ces musiciens accompagnateurs sur lesquels repose tout un orchestre, tellement virtuoses, qu’ils deviennent des incontournables. Sont évoqués les portraits des guadeloupéens Abel Beauregard (1902-1957), Sylvio Siobud (1911-2005) et des martiniquais Maurice Noiran (1914-1978) et René Léopold (1909-1996).
Cet épisode met à l’honneur 3 des plus grands saxophonistes de la musique antillo-guyanaise de leur époque : 2 guadeloupéens Edouard PAJANIANDY [1916-2004] et Emilien ANTILE [1925-1980] ainsi qu’ un martinico-guadeloupéen, Marcel LOUIS-JOSEPH [1929-2018].
Cet épisode met à l’honneur les figures guyanaises de la Biguine à Paris, souvent les grandes oubliées de l’histoire. Sont évoqués les guitaristes Henri Volmar et Roland Paterne, les contrebassistes Paul Cordonnié et Henri Godissard, le clarinettiste Alexandre Kindou, les saxophonistes Emikio Clotilde et Gaston Lindor, sans oublier la cantatrice Hèlène Brunet.
Dans cet épisode, nous évoquons deux frères, les frères Salvador, presque jumeaux de faciès et aussi talentueux l’un et l’autre, qui connaîtront des carrières diamétralement opposées.
Si on vous dit Henri Salvador(18 juillet 1917 – 13 février 2008,) vous répondez variétés française, entre chansons douces et suaves légendaires et franche rigolade. Mais saviez-vous qu’il avait un grand frère, nommé André Salvador(27 octobre 1913-24 juin 2003), également chanteur, et que tous les deux avaient des origines antillo-guyanaises?
Dans cet épisode, nous nous attachons, non pas à la musique en elle-même, mais à tout ce qui tourne autour de la biguine, au niveau sociétal.
Clap de fin, der des der…nous sommes arrivés au bout du bout de notre série PARIS-BIGUINE. Vous êtes encore là? Tant mieux, comment avez-vous vécu cette 1ère série, bien ou pas?